Main Content
Dissémination expérimentale d’orge génétiquement modifié
13.06.2019 – L’Université de Zurich devra, en sa qualité de requérante, mettre en place une série de mesures pour garantir la sécurité des humains, des animaux et de l’environnement et éviter la propagation de matériel génétiquement modifié hors de la surface d’expérimentation, informe l’Office fédéral de l’environnement (OFEV).
(AGIR/SP) - Le 18 décembre 2018, l'Université de Zurich a soumis à l'OFEV une demande de dissémination expérimentale d'orge modifié génétiquement dans lequel un gène de résistance du blé aux maladies fongiques a été introduit. L'objectif de cette dissémination expérimentale est de mieux comprendre comment ces lignées d'orge transgéniques se comportent en plein champ, en particulier en ce qui concerne leur résistance aux maladies fongiques. La demande d'essai porte sur une durée maximale de cinq périodes de culture (du printemps 2019 à l'automne 2023), explique l’OFEV aujourd’hui dans un communiqué.
L'OFEV, qui a donné son autorisation hier à cette dissémination expérimentale, informe qu’elle a fixé en parallèle les mesures que l'Université de Zurich doit prendre pour éviter que du matériel génétiquement modifié soit disséminé hors de la surface d'expérimentation. La taille de la surface cultivée, par exemple, est précisée chaque année dans le cadre des informations détaillées fournies par le requérant à l'OFEV avant chaque période de plantation.
Effectués à Reckenholz (ZH) sur un site protégé de la Station de recherche fédérale Agroscope, les tests contribueront à la recherche fondamentale ainsi qu'à l'étude des aspects de biosécurité liés à la dissémination de plantes génétiquement modifiées.
En Suisse, rappelle l’OFEV, la culture de plantes génétiquement modifiées à des fins de recherche est soumise à autorisation. Leur emploi dans l'agriculture est interdit jusqu'à fin 2021 en raison du moratoire en vigueur.
Auteur : AGIR/SP