Main Content
Le gouvernement bernois n'entend pas indemniser les agriculteurs pour les dégâts causés aux cultures par les corneilles
20.08.2019 – Il invoque le principe de non-indemnisation des dommages causés par des animaux qu'il est permis d'effaroucher, de capturer ou même de tuer.
(ATS/AGIR) - Le Conseil-exécutif recommande donc le rejet d'une motion UDC le chargeant d'adapter la législation pour permettre de couvrir les dégâts causés par les corneilles noires et les corbeaux freux. Dans sa réponse publiée aujourd’hui, il estime qu'une acceptation du texte entraînerait d'autres requêtes avec des conséquences financières.
Le gouvernement estime en effet que la mise en oeuvre de la motion impliquerait l'abandon du principe de non-indemnisation pour couvrir les dégâts causés par des animaux contre lesquels des mesures de défense personnelle sont autorisées. Il ajoute ne pas disposer de preuve d'une hausse des dégâts causés par les corneilles.
Les mesures de défense personnelle autorisées comme effaroucher ou capturer puis tuer les animaux causant des dégâts aux cultures et au bétail concernent, outre les corneilles noires et les corbeaux freux, les renards, les pies, les blaireaux, les fouines, les martres et les ratons laveurs.
Le motionnaire, agriculteur de profession, estimait que les mesures d'effarouchement n'étaient pas vraiment efficaces. Il ajoutait que tuer des corneilles pouvait se révéler très complexe et que les autres méthodes efficaces étaient plutôt mal acceptées par la population. Raison pour laquelle il souhaitait une contribution du Fonds pour les dommages causés par la faune sauvage.
Auteur : ATS/AGIR