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Lutte contre le gel en Valais
23.05.2019 – Le canton modernise son système d'irrigation par aspersion.
(ATS/AGIR) - Après les gros gels d'avril 2017 qui ont durement frappé le vignoble et les vergers valaisans, le Grand Conseil a octroyé un crédit-cadre de 35,2 millions de francs pour renforcer les moyens de lutte. Le canton a décidé de continuer à miser sur le système d'irrigation par aspersion qui lutte contre le gel l'hiver et le printemps, puis contre la sécheresse l'été, mais de le moderniser, a indiqué jeudi le canton. Il s'agit de troquer les vieilles pompes au diesel par des pompes électriques plus propres, plus fiables et avec un meilleur rendement, et de supprimer les pompages d'eau individuels par des pompages collectifs. Cinq projets ont d'ores et déjà été réalisés pour une valeur de 2,7 millions de francs.
Parmi les projets déjà concrétisés figure le système de pompage centralisé réalisé dans un bassin existant à Fully. Il remplace vingt puits individuels et permet d'irriguer d'un seul tenant et en appuyant sur un seul bouton 35 hectares détenus par 40 propriétaires. Le nouveau système centralisé permet de gérer de manière collective les ressources en eau et donc de bien gérer la quantité d'eau disponible. Il permet aussi de répartir l'eau équitablement, de manière uniforme sur un seul périmètre, évitant ainsi d'éventuels conflits entre propriétaires, a précisé à Keystone-ATS Laurent Maret, chef de l'office des améliorations structurelles au service cantonale de l'agriculture.
Le projet de Fully a coûté un million de francs environ. La moitié de la somme est prise en charge dans le cadre de l'accompagnement agricole de la 3e correction du Rhône, 30% par la commune, le canton et la Confédération dans le cadre des améliorations structurelles et le reste est assumé par les propriétaires.
Quinze autres projets du même type sont planifiés, dont certains devraient être réalisés dès cet automne. Ils concernent au total 920 hectares de terrains et coûteront 20 millions de francs environ.
Les collectivités publiques paient uniquement les conduites principales du système d'irrigation. Les secondaires sont à la charge des propriétaires de parcelles, ce qui représente un coût non négligeable, souligne Laurent Maret.
Auteur : ATS/AGIR